Livre : Villes Internationales et Métropolisation

Pour être tout à fait franc avec vous, quand j’ai sorti cet ouvrage des étagères poussiéreuses de notre fonds documentaire hier matin, je m’attendais à une énième compilation théorique un peu sèche. Vous savez, le genre de brique académique qu’on respecte mais qu’on n’ouvre qu’en cas d’absolue nécessité pour une thèse.

J’avais tort. Le livre sur les villes internationales dont on parle ici est, certes, dense, mais il touche à quelque chose de viscéral qui résonne particulièrement avec l’histoire du Centre S.U.D. et nos vieilles bagarres sur l’urbanisme de terrain.

Ce n’est pas juste du papier noirci ; c’est un constat assez brutal de la façon dont nos cités ont muté. On est passé de la ville « lieu de vie » à la ville « hub de flux ». En tant que bibliothécaire spécialisé, j’en ai vu passer des théories sur la métropolisation, mais celle-ci a le mérite de ne pas mâcher ses mots sur les fractures que cela crée.

Ce que ce livre a dans le ventre

Le propos central n’est pas de nous faire la carte postale des skylines de New York ou de Singapour. L’ouvrage s’attaque à la mécanique interne de ces monstres urbains. On y décortique comment la mondialisation urbaine a littéralement redessiné les plans d’occupation des sols, souvent au mépris des populations locales.

On n’est plus dans l’urbanisme de papa où on traçait une route pour relier deux quartiers. Là, on parle de connecter des quartiers d’affaires directement à l’économie mondiale, en sautant littéralement par-dessus les banlieues populaires ou, comme on l’a souvent étudié ici au Centre S.U.D., par-dessus les zones d’habitat informel qui pourtant, font tenir la ville debout.

Voici ce qui m’a sauté aux yeux en feuilletant les chapitres clés :

  • L’auteur insiste sur la dé